Au commencement, ce papier était un affrontement ! Celui de deux mondes que nous estimions voir s’opposer, le digital et l’humain. Nous pensions que le premier prenait le lead sur le second, sans aucune pitié, qu’il déshumanisait l’entreprise. Nous voyions la multiplication des écrans et services digitaux comme autant de points de rupture entre les hommes.

Nous tracions le parcours du collaborateur dans l’entreprise et remarquions que désormais les recrutements s’effectuaient de manière impersonnelle, via des outils de présélection froids ; que la formation se déroulait à travers des sessions isolantes d’e-learning ; que le télétravail, sous couvert de faciliter la vie du collaborateur, l’isolait de son équipe ; que la multiplication des messages par mail favorisait le stress des destinataires.

Nous continuions à observer que le vendeur d’une boutique physique mettait des distances avec son interlocuteur en s’appuyant sur une tablette - lorsqu’il y avait encore un vendeur - ; que le service relations clients se cachait désormais derrière des tweets. Que dire des journaux internes digitalisés et expédiés par e-mailing ?

Nous pensions donc écrire un article intitulé « RH vs digital » ! Mais au fil de notre réflexion, nous avons changé d’avis. Certes, les outils digitaux créent des espaces entre les hommes, un infime intermédiaire qui vient prendre une place et compliquer pour certains la connexion entre les acteurs au sein d’une entreprise. Mais il faut reconnaître qu’il ne s’agit que d’un outil et en tant que tel, il ne peut exister seul. A l’homme de l’apprivoiser, au collaborateur de s’en emparer et de le maîtriser, aux managers et à la direction d’aider le collaborateur à aborder le virage numérique.

A reprendre le trajet du collaborateur, nous pourrions remarquer que le candidat peut s’entraîner à répondre à des questionnaires oraux de recrutement tout comme il a appris à mettre en page et en ligne son CV ; que la formation s’articulera toujours entre un apprenant et un formateur et que les modèles d’e-learning proposent désormais l’apprentissage en communauté ; que le télétravail n’empêche finalement pas les points physiques par la suite au sein d’un département.
Continuons et notons que la relation clients virtuelle avec Stéphanie via le Tchat ou par twitter, amène une autre communication moins formelle (et plus proche au final ?), et que je peux enfin disposer de mon exemplaire du journal interne plutôt que de le voir errer sur le présentoir du hall d’accueil.

Alors oui, on insère un médium entre les personnes dans l’entreprise mais celui-ci nous met également en relation avec d’autres acteurs. Le digital est un facilitateur paradoxal, pourrions-nous dire.


Et nous voulions lui opposer les relations humaines ? Celles-ci peuvent s’exprimer à travers les projets que les organisations mettent en place en son sein. Le sport peut y contribuer et surtout accélérer l’engagement et la performance des équipes. Pas d’intermédiaire, un seul lieu, le terrain. C’est là, ensemble, que les collaborateurs établissent des stratégies pour aller au delà d’eux-mêmes. C’est dans le stade, sur le bitume, au travers des sentiers, à bord d’embarcations ou sur les pentes des montagnes, que les équipes se rapprochent et construisent leurs succès.

En tant que managers, vous pouvez faciliter leur intégration, leur parcours, leur métier, leur communication par le digital. Le sport et les projets fédérateurs qui ont du sens vous permettront d’un autre côté, d’en faire de véritables ambassadeurs. Ces leviers serviront d’accélérateur de performance dans l’entreprise. Nous souhaitions opposer deux notions que nous estimions incompatibles ; au final, elles deviennent pour vous et vos collaborateurs, complémentaires ! Ne privilégiez pas la première au détriment de la seconde !


 

 


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