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Découvrez ci-dessous notre article sur la vie des Sportifs de Haut Niveau, précédant celui sur SPORTEKI, plateforme les mettant en relation avec vous, entreprises 1/2

Champions Olympique, Champions du Monde, Recordmen… les exploits des Sportifs de Haut Niveau (SHN) émerveillent, fascinent, galvanisent. Néanmoins, si leurs performances sont suivies avec intérêt par des millions de personnes, ils peuvent tomber bien vite dans l’oubli une fois la compétition terminée ou leur carrière sportive achevée. Certes, les détenteurs de grands palmarès continuent à exister à travers les médias – qui aujourd’hui ne connait pas Zizou, Christine Arron ou bien Laure Manaudou, pour ne citer qu’eux ! Cependant, ils ne sont pas représentatifs du parcours de la majorité des SHN. Beaucoup, à la fin de leur carrière, essaient de s’intégrer sur le marché de l’emploi, de trouver leur voie, de reprendre leurs études… mais avec beaucoup de difficultés. Ainsi la reconversion professionnelle des sportifs peut et se révèle être extrêmement compliquée, bien plus que nous pourrions l’imaginer ! Sans compter qu’ils n’ont pas particulièrement le temps de se reposer : bien que bénéficiant encore du soutien de leurs partenaires et sponsors pour continuer à intervenir dans la sphère sportive, il doivent retrouver un statut de salarié au plus tôt : similairement aux écrivains et artistes, 90% des sportifs de haut niveau ne peuvent vivre de leur sport.

Nous sommes donc partis à la découverte de ce Monde. Marc Davidovici, Président délégué du Club Insep Alumni et ex-international Athlétisme Sprint ainsi que Henri Helal, secrétaire général du Club Insep Alumni et ancien entraineur Aviron et Athlétisme, nous éclairent sur le sujet. Ils vous ferons découvrir, aux côtés de Antoine DeneriazJean-Charles Touabal et Eric Bedetti – ce qui se cache pendant et après la carrière des Sportifs de Haut Niveau Leur parcours de vie est-il aussi rose que vous pourriez le penser ?

1. Qu’est-ce qu’un Sportif de Haut Niveau ?

Peu de sportifs peuvent prétendre au titre de SHN. Pour se faire, ils doivent être inscrits sur la liste de haut niveau du Ministère des Sports et leur discipline doit être reconnue comme étant un sport de haut niveau en répondant à des critères bien définis. La pêche et le darts (lancer de fléchette) sont, par exemple, exclus de cette liste. Ils participent aux compétitions officielles figurant au calendrier des fédérations internationales de sports, conduisant à l’établissement d’un classement mondial de référence. (1)

Ces sportifs sont regroupés en 4 catégories :

  • Élite, pour les performances remarquables ou classements significatifs, en individuel ou par équipe
  • Sénior, sélectionné pour les compétitions internationales
  • Jeune, sélectionné pour les compétitions internationales en fonction de la catégorie d’âge (variant selon les disciplines)
  • Reconversion, présentant un projet d’insertion professionnelle après avoir été inscrit pendant 4 ans dans une des catégories précédentes

A noter que les Espoirs, Partenaires d’entraînements et Juges sportifs inscrits sur les listes ministérielles bénéficient d’un statut différent.

En France, sur les 15 millions de sportifs bénéficiant d’une licence, on dénombre seulement 6 000 Sportifs de Haut Niveau. Ce qui, d’un coup, apparaît comme un nombre assez dérisoire ! Moins de 800 d’entre eux sont dans la catégorie Élite et 200 préparent leur reconversion. Cela laisse en moyenne 5 000 sportifs inscrits sur les listes ministérielles prenant part aux compétitions sans être particulièrement sous les feux des projecteurs (2).

Les SHN font partie des individus les plus médiatisés (aux côtés, entre autres, des artistes et des politiciens) et incarnent des valeurs puissantes telles que le dépassement de soi, la persévérance, la combativité, l’esprit d’équipe ou encore le respect de l’adversaire. Ils portent leurs couleurs lors des tournois et leurs réussites ont un fort impact social sur leur pays. Leurs performances rassemblent les foules et invitent à l’échange.

 

2. Quel est le quotidien du Sportif de Haut Niveau ?

L’emploi du temps d’un sportif de haut niveau varie selon sa discipline, mais la base des programmes est quasiment identique : il s’entraîne deux fois par jour, voire plus quand il est en stage. Entrainements spécifiques et physiques à haute dose s’enchainent avec l’indispensable préparation mentale, le tout complété par « l’entraînement invisible », propre à chaque sportif : récupération passive, soins divers, optimisation de l’alimentation, gestion du repos et de la relaxation, etc. Ils sont encadrés par des équipes mettant en place un réseau de spécialistes pour les entrainer, entourer, soigner … et même les conseiller, trouver des ressources financières, négocier un contrat d’image ou de sponsoring, organiser les déplacements ou encore assurer les relations et activités avec les médias, ce qui est loin d’être la partie la plus facile. C’est un programme extrêmement difficile et pourtant ils s’en accommodent relativement bien, car ils disposent d’une motivation extrême et d’une volonté exceptionnelle, innées selon certains, acquises grâce à un environnement favorable. Il reste néanmoins chargé et lourd. Il faut être adaptable, tout en étant conscient que peu de place est laissée aux activités personnelles et encore moins aux activités professionnelles… malgré toute la volonté qu’ils pourraient avoir.

Sportif de haut niveau Antoine Deneriaz« Les entrainements de ski étaient particulièrement contraignants en termes de temps, je me retrouvais en déplacement 11 mois sur 12. Le planning pouvait se modifier sans arrêt à cause des conditions météo. Il fallait donc être extrêmement réactif et il n’y avait pas la moindre place pour mener des activités professionnelles. »
Antoine DENERIAZ, entrepreneur et champion olympique de ski alpin 2006

3. Est-il possible de concilier Sport et Études ?

Jean-Charles Troubal sportif de haut niveau« J’ai toujours tenu compte de ma reconversion professionnelle pendant mon parcours sportif [Fin des années 80, début 90]. Mes journées se composaient généralement d’une formation le matin, suivi d’un entraînement puis une nouvelle formation l’après-midi. Quand bien même, la reconversion a été difficile : il fallait changer de milieu, changer de rythme, transférer l’engouement pour le sport dans une nouvelle activité. »
Jean-Charles TROUABAL, coach certifié HEC et ancien recordman du monde en athlétisme

Le double projet, né en 1978, a permis pendant plus de 20 ans à des générations de sportifs de haut niveau d’accomplir une reconversion exemplaire et même parfois brillante. (3)
Par exemple, le Club Insep Alumni, en partenariat avec la Fondation ADP, soutient chaque année 3 jeunes espoirs engagés dans un double projet (2000€ / 2ans).

Sportif de haut niveau

Malheureusement, ce n’est pas permis pour tout le monde !

Eric Bedetti« Le niveau a tellement augmenté qu’on ne peut plus comparer les rythmes d’entrainement actuels avec ceux d’il y a 25 ans, à moins de rester à un niveau départemental. Cela est principalement dû à la surenchère financière et médiatique. Les contraintes varient selon les disciplines et des critères comme le nombre de compétiteurs à travers le monde ou la renommée médiatique, mais il est devenu extrêmement difficile de pratiquer le sport à haut niveau tout en consacrant du temps à ses études. Il convient maintenant de s’entraîner tous les jours au détriment de son avenir professionnel, à moins d’être dans une structure sportive comme l’INSEP et éviter ainsi les temps de déplacements. »
Eric BEDETTI, expert-comptable et ancien sportif de haut niveau en athlétisme.

Bien souvent, quand le SHN perçoit le terme de sa carrière sportive ou quand celle-ci s’interrompt brutalement, il prend conscience de ce nouveau challenge auquel il n’est pas vraiment préparé ; sa méconnaissance des nombreux programmes et dispositifs d’accompagnement existants fait qu’il se retrouve bien souvent déboussolé.

Il faut néanmoins reconnaître qu’au cours des années les programmes permettant de concilier sport et études n’ont cessé de s’améliorer, les écoles et les universités aménageant des formations permettent aux jeunes sportifs de poursuivre leurs objectifs sportifs. Par exemple, la Chaire de l’ESSEC a accueilli : Tony Estanguet, Marie-José Pérec, Antoine Deneriaz ou encore des sportifs qui ont été moins médiatisés comme Camille Pin, Michael Buzaré

4. Sportif de Haut Niveau, un statut à part entière ?

Il s’apparente moins à un métier qu’à une situation occupée pendant une durée dépassant rarement la quinzaine d’années. A cela s’ajoutent les risques de blessures ou de non-sélections pouvant écourter une carrière de manière abrupte (4). 

« Le statut du sportif de haut niveau comme métier ne peut être envisagé que s’il y a une réalité économique. Or, à ce jour, à part les sports d’équipe (football, rugby, basket et un peu le hand-ball –subventionné par les conseils régionaux) je ne vois pas un investisseur (sauf un mécène) mettre de l’argent pour subventionner un groupe, un athlète, etc. ». Eric BEDETTI, expert-comptable et ancien sportif de haut niveau en athlétisme

Régulièrement, les médias reviennent sur la question des salaires des sportifs de haut niveau, réputés exorbitants. Ces cas de figure ne concernent cependant que les athlètes ou équipes Élites, affichant de très larges palmarès ou dominant des disciplines tout particulièrement médiatisées. Dans les faits, près de 90% des sportifs de haut niveau ne parviennent pas à vivre de leur sport et n’ont pas de statut de salariés reconnus, selon des chiffres de 2016 ; en 2013, la Cour des Comptes relevait que 40% d’entre eux gagnaient moins de 500 € par mois. (5)

5. Comment VOUS, entreprises pouvez-vous les aider à anticiper leur reconversion ?

Comme précisé précédemment, les aléas de la compétition et le manque de temps les empêchent de planifier des projets de carrière.

Il existe plusieurs “carrières” après celles de Sportif de Haut Niveau.

Certains ont réussi leur reconversion en restant dans le même secteur. Des anciens sportifs peuvent ainsi s’être retrouvés dans des métiers d’entraineurs (Fabien Galthié, Didier Deschamps) ou encore de journalistes, présentateurs et consultants pour les médias (Céline Géraud, Christian Palka). Certains peuvent occuper des postes au sein de gouvernement, notamment le Ministère des Sports, à l’instar de l’actuelle ministre Laura Flessel.

D’autres trouvent leur place ou se font recruter dans des secteurs comme les ressources humaines, la communication, le management ou encore le commerce. Citons par exemple Edgar Grospiron et Florence Masnada qui sont conférenciers en développement personnel ou encore Thomas Richard, DRH de l’Hôtel Hyatt à Paris-Charles de Gaulle. (6)

Il est également possible de trouver des sportifs créant leurs propres entreprises ou prenant la tête de groupe : ainsi, Alain Bernard et Christine Arron ont chacun monté une agence de coaching personnalisé ; Frank Mesnel et Eric Blanc ont fondé ensemble la marque Eden Park ; Stéphane Caron est directeur exécutif Europe de GL Électrique Finance ; Antoine Deneriaz a créé sa propre marque d’équipement de ski Antoine Deneriaz – Powered by passion ; ou encore Daniel Kurbel, PDG des cosmétiques Polaar et Eric Bedetti, avec son entreprise Censial.

Enfin, certains mettent leur notoriété et leur détermination à contribution pour soutenir des projets et œuvrer activement à la vie citoyenne. Il y a, entre autres, Lilian Thuram créateur de l’association Lilian Thuram-Éducation contre le racisme, Yannick Noah prenant part à diverses associations caritatives et notamment fondateur de Fête le mur contre l’exclusion des jeunes de quartiers défavorisés, Chantal Jouannot qui s’est impliquée politiquement dans les sujets d’écologie et d’environnement, ou encore Aya Cissoko qui milite pour la diversité et l’égalité homme – femme. (7)

Cependant, à ce jour, les sportifs de haut niveau réussissant pleinement leur reconversion sont trop peu nombreux, que ce soit à cause du manque de temps ou de préparation. Certains enchaînent les emplois sans parvenir à se fixer, d’autres font faillite ou se retrouvent au chômage. Dans des cas plus dramatiques, l’arrêt du sport, des entrainements et du rythme maintenus pendant des années les font plonger dans de profondes dépressions, aboutissant parfois à des suicides.

Conscient de cela, VOUS, en tant qu’entreprise, pouvez aller spontanément à leur rencontre et les aider à effectuer la transition entre sport et entreprise, se joindre à leur réseau et échanger avec eux. Nombreux sont les sportifs et les entreprises à s’être rencontrés, à avoir forgé ensemble un projet à long terme mené pas à pas, comme une formidable histoire écrite à plusieurs mains. (8)

6. Pourquoi recruter des Sportifs de Haut Niveau ?

Fort de leurs années d’expérience dans des milieux compétitifs, ils ont construit et optimisé des capacités hors normes tel le dynamisme, la persévérance, la combattivité, l’adaptation, la résistance à la malchance et à l’échec, et s’appuient sur des valeurs véhiculées par la pratique sportive comme le respect, l’entraide et l’écoute, valeurs qu’ils seront à même de transposer dans l’entreprise et à transmettre à leurs collaborateurs.

Leur présence permet aussi de renforcer la communication, que ce soit au niveau interne, externe ou sur la marque employeur) : les relations qu’ils ont tissées ainsi que leur notoriété augmente la visibilité de l’entreprise, et leur facilite également certains contacts. Ils peuvent endosser le rôle d’ambassadeur et apporter une valeur ajoutée dans la relation client. (9)

« Un sportif de haut niveau peut apporter beaucoup à une entreprise, mais doit également correspondre à la demande de celle-ci : l’identité et les connaissances qui sont lui propres ont une grande importance dans le processus de recrutement. Par exemple, la grande force d’un athlète habitué à la compétition par équipe est de pouvoir inspirer les individus et les groupes en créant de l’harmonie, de la synergie. Les mêmes objectifs se retrouvent dans les deux secteurs, il s’agit de guider vers le succès en conciliant équilibre et performance, deux valeurs très ancrées dans le sport. ». Jean-Charles TROUABAL, coach certifié HEC et ancien recordman du monde en athlétisme.

sportif de haut niveau


SOURCES

  1. gouv.fr : Le Sport de Haut Niveau c’est quoi ?
  2. gouv.fr : Les Chiffres clés du Sport 2017
  3. gouv.fr : évaluation de la mise en œuvre du double projet des sportifs de haut niveau
  4. Le Figaro : le Sportif doit penser très tôt à sa retraite
  5. Groupe Adecco : Sportifs de Haut Niveau… et après ?
    Celsalab : Jeunes Sportifs de Haut Niveau, Salaire de Bas Niveau
  6. We Sport You : l’importance du dirigeant sportif de haut niveau pour impulser les projets sport entreprise 
  7. France Inter : Sportifs et Engagés : 10 champions sur les terrains et dans la vie civile
  8. Huffingtonpost : la reconversion commence avec la carrière sportive
  9. We Sport You : Et si vos collaborateurs étaient vos intervenants « sport & entreprise »
 

Aujourd’hui, mercredi 21 juin 2017, a lieu la journée internationale du yoga qui célèbre cette pratique physique et mentale à travers le thème de la santé (« le yoga et la santé »). La Mission permanente de l’Inde auprès des Nations Unies, organisatrice de cette journée, cherche ainsi à promouvoir les effets positifs du yoga sur le corps et l’esprit, mais aussi l’équilibre entre ces deux éléments. Le yoga est en effet une pratique ancestrale indienne qui vise à atteindre l’harmonie entre le corps et l’esprit dans un état d’apaisement et de bien-être.
L’organisation d’une telle journée, qui existe depuis 2014 seulement, montre l’importance croissante de la notion de bien-être dans les sociétés d’aujourd’hui et ce à travers le monde. C’est aussi pour nous l’occasion de parler de pratiques corporelles comme le yoga dans le monde de l’entreprise et de nous pencher sur leurs potentiels bienfaits pour les organisations et leurs salariés. En effet, un besoin d’attention vis-à-vis du corps et de l’individu se fait ressentir aujourd’hui dans les entreprises françaises et semble intimement lié aux performances économiques des entreprises, notamment sur le long terme.


Nous voyons ainsi, d’après une étude de Great Place To Work datant de 2015, qu’un salarié français sur deux s’estime confronté à une situation de burnout (personnellement ou dans son entourage professionnel) et 83% se disent pessimistes quant à une reprise économique en France. Nous pouvons donc légitimement se demander si ce genre de pratiques, qu’il s’agisse de yoga ou d’autres disciplines de relaxation corporelle et mentale, n’apporterait pas des solutions aux entreprises sous la forme d’une hausse des performances par une amélioration du bienêtre chez les collaborateurs.  

équilibre en entreprise


UNE MULTITUDE D’ACTIVITÉS AUX VERTUS DIVERSES


Globalement, le yoga consiste en un ensemble d’exercices physiques, respiratoires, de concentration et de méditation. Ses principaux bienfaits sont la relaxation, un assouplissement et une meilleure maîtrise du corps, une réduction de l’anxiété ainsi que de la fatigue, le contrôle de la respiration améliorant le sommeil.
Mais ce n’est pas la seule discipline de relaxation et de bien-être qui fait parler d’elle en ce moment. Nous retrouvons par exemple le Shiatsu, technique de massage japonaise reconnue notamment pour la prévention des maux liés à la posture (prévenir plutôt que guérir), ou bien la méthode Pilates de tonification musculaire, du nom de son créateur allemand Joseph Pilates.
Il existe aussi des pratiques davantage axées sur le mental et elles aussi reconnues pour leurs vertus apaisantes et anti-stress. En particulier, les techniques de méditation en pleine conscience, qui consistent en une focalisation sur soi-même et sur les sentiments qui animent le corps, permettent de réduire l’anxiété et de prendre un recul considérable sur son environnement.
Ces divers bienfaits font de ces pratiques des pistes intéressantes à explorer pour les entreprises et leurs collaborateurs qui sont confrontés aux maladies professionnelles comme le burnout.

 


DES BIENFAITS ADAPTES AU MONDE DE L’ENTREPRISE : MIEUX SE CONNAITRE POUR MIEUX AVANCER


Nous observons aujourd’hui un besoin croissant de bienêtre ou plus globalement de qualité de vie au travail, à l’échelle individuelle comme à celle de l’entreprise, comme le rappelle notamment le Collectif Performance et Qualité de Vie au Travail. Le bien-être professionnel apparaît en effet aujourd’hui comme un véritable levier de performance. Mais en quoi les disciplines que nous abordons ici sont-elles particulièrement intéressantes pour le monde de l’entreprise ? Comment le bien-être qu’elles suscitent va-t-il se manifester chez les collaborateurs et quel impact cela va-t-il avoir sur l’organisation en elle-même ?
Un tel travail sur le corps et le mental présente deux grands avantages en entreprises. D’abord, il permettrait de soigner les troubles, surtout corporels, liés à la pratique professionnelle et ainsi de libérer l’esprit des collaborateurs d’une source de préoccupation. Mais ce sont avant tout des techniques qui favorisent la prévention des troubles corporels et mentaux, par un entretien régulier du corps et finalement une meilleure connaissance de soi. En entrainant notre corps et en étant capable de repérer les signes annonciateurs de troubles, il est possible de réduire un grand nombre de douleurs ainsi que la fatigue au travail car nous avons ainsi une meilleure maîtrise de notre enveloppe physique. De là, c’est la motivation et l’efficacité des collaborateurs qui est favorisée.
A noter, ces activités peuvent aussi permettre, par un apaisement et une prise de recul individuels, une amélioration des relations inter-collègues et donc de la cohésion des équipes.

 


UNE MISE EN PLACE A RÉFLÉCHIR : SOUS QUELLE FORME ?
DES INTERVENTIONS PONCTUELLES OU UNE INTÉGRATION A LA STRATÉGIE GLOBALE DES ORGANISATIONS ?


La mise en place de telles pratiques dans les entreprises est un sujet complexe. Il est d’abord important de déterminer la forme sous laquelle l’entreprise souhaite proposer ces activités et il y a un grand nombre de possibilités selon ses besoins ou même sa taille (cf. https://wesportyou.fr/blog/post/ne-parlons-plus-de-sport-en-entreprise-mais-de-sport-et-entreprise-wsy2).
Pour commencer, à titre de sensibilisation, les entreprises peuvent organiser des événements comme des séminaires pour présenter ces activités aux collaborateurs. Mais la façon de véritablement gagner en performances est de les intégrer à la stratégie plus globale de l’entreprise. L’idée est de façonner une forme d’identité d’entreprise autour de ce type d’activités pour qu’elles accompagnent le collaborateur dans l’ensemble de son parcours et qu’ainsi il s’en imprègne. Dans le cas du yoga, il est tout à fait possible d’imaginer une mise en place de cours de yoga corporate au sein même de l’entreprise, ou alors de permettre aux collaborateurs d’en pratiquer par l’intermédiaire d’avantages en nature (cours extérieurs financés par l’employeur). Mais l’entreprise peut aller jusqu’à prendre en compte cette nouvelle identité dans son processus de sélection des collaborateurs pour constituer des équipes réunies autour de valeurs et de pratiques à la fois saines et propices à la performance.
Plus globalement, nombreux sont les avantages à adopter une stratégie d’entreprise axée autour du bien-être et du collaborateur : outre les performances qui sont favorisées par un meilleur atmosphère au travail et donc davantage de motivation, c’est aussi l’image de l’entreprise qui en ressort embellie comme celle d’une entreprise humaine et responsable. Il existe d’ailleurs plusieurs palmarès des entreprises où il fait bon vivre, comme le célèbre Great Place To Work, qui comptent des PME comme de très grands groupes.
Enfin, un dernier axe de réflexion se démarque, celui de la formation, notamment chez les jeunes et étudiants. Pour favoriser cette intégration du bien-être dans la stratégie des organisations, ne serait-il pas judicieux de sensibiliser les jeunes et futurs collaborateurs à ces nouveaux paradigmes de l’entreprise pour qu’ils les mettent plus naturellement en application ?


REFERENCES
1. We Sport You : https://wesportyou.fr/blog/post/ne-parlons-plus-de-sport-en-entreprise-mais-de-sport-et-entreprise-wsy2 
2 Quelques mouvements à suivre
https://www.wesportyou.fr/upload/yoga%20-%20we%20sport%20you%20-%201%2B2.pdf
https://www.wesportyou.fr/upload/yoga%20-%20we%20sport%20you%20-%202%20%2B%203.pdf 
https://www.wesportyou.fr/upload/yoga%20-%20we%20sport%20you%20-%206%20%2B%207.pdf 
https://www.wesportyou.fr/upload/yoga%20-%20we%20sport%20you%20-%204%2B%205.pdf

Yoga Chakra Symbols

 

LA LÉGITIMITÉ D’UN SPORTIF DE HAUT NIVEAU EN ENTREPRISE


Face à des difficultés et pour remonter le moral des troupes, nombre d’entreprises font appel à des intervenants sportifs au sein de leur société. Les dirigeants voient en cet orateur, véritable héros moderne parfois honoré des plus hautes distinctions républicaines, un « Messie », celui qui sera capable de transmettre aux équipes et aux collaborateurs, la flamme qui s’est éteinte au fil du temps ainsi que de nombreux conseils « Managériaux ». Depuis 1998, un titre de Champion du monde acquis au Stade de France par l’Equipe de France de Football et disséqué par les yeux de Stéphane Meunier (1), les intervenants sportifs ont le vent en poupe. Les dirigeants ont envie d’entendre des prises de paroles « sportives » résonner ailleurs qu’à Clairefontaine ou dans les vestiaires de Marcoussis. L’aura et le leadership que dégage des sélectionneurs d’équipe de France comme Aimé Jacquet ou Bernard Laporte n’ont pas leur pareil lorsqu’il s’agit de montrer des exemples de réussite … et d’échecs également … à des collaborateurs. Pour ces derniers, être en contact direct avec un ou une de leur idole est susceptible de décupler leur attention et leur capacité d’écoute. Quel plaisir de pouvoir côtoyer une personne qui a mené des hommes au succès !

 


UNE INTERVENTION POUR LES MANAGERS, PAS FORCEMENT POUR L’ENSEMBLE DES COLLABORATEURS


Les discours d’intervenants  sportifs comme Edgard Grospiron, Stéphane Diagana, Daniel Herrero ont d’autant d’impact qu’ils sonnent à l’oreille des managers et prennent le statut d’un véritable outil de management. Les orateurs sont d’ailleurs souvent choisis pour leur côté charismatique et parce qu’ils savent jouer de cet aspect managérial. Decathlon a ainsi fait intervenir Daniel Constantini auprès de ses managers sur le thème « Gestion des ressources humaines à des fins de performance ». Son homologue Claude Onesta a, quant à lui, parlé de « l’esprit de conquête » auprès des collaborateurs d’EDF. Les managers Europe de la Société Générale ont pu boire quant à eux les paroles en version originale de Sir Clive Howard, ancien sélectionneur du XV de la Rose, sur le thème : « Leading a high-performing and responsible team ». Les exemples sont devenus pléthores ; les grands-messes ont été complétées ou remplacées par des discours inspirés qui collent aux valeurs et à la vision des entreprises (2). Certaines questions peuvent néanmoins se poser => Il semblerait que le profil des intervenants soit assez simple à dessiner, tant ils se ressemblent. Pourquoi y a-t-il si peu de femmes (Au-delà, par exemple de la skieuse, Florence Masnada, ou de Laura Flessel, escrimeuse — Et depuis peu de Sarah Daninthe ou Sarah Ourahmoune), de personnes venues de la diversité ou du monde du handicap (Comme Ryadh Sallem ou encore Michael Jeremiasz) ? Pourquoi ne pas s’appuyer sur le parcours de sportifs moins connus médiatiquement ; « profils » qui ressembleraient davantage aux « profils » des collaborateurs et non uniquement aux « profils » des managers ?
Effectivement, souvent l’intervenant répond à un besoin managérial : admettons ! Mais pourquoi ne serait-ce pas aux collaborateurs de choisir l’intervenant ? Cela pourrait alors être l’occasion pour eux de réfléchir à leurs besoins et à leurs motivations dans l’entreprise, à la personne digne d’y répondre, et à l’exemple à promouvoir dans « son » entreprise. On pourrait facilement rétorquer qu’une personne lambda pourrait ne pas être préparée pour parler devant un public, qu’elle n’est pas un vrai orateur, comme le sont les intervenants habituels. Mais ne serait-ce pas l’occasion d’impliquer toutes les parties dans la préparation d’un discours qui profiterait à tous ? … d’autant plus avec la présence de plus en plus nombreuses de collaborateurs à des événements sportifs financés et mis en avant par l’entreprise.

 


L’INTERVENANT SPORTIF INTERVIENT-IL DANS UN PROJET SUR LE LONG-TERME OU SEULEMENT EN ONE-SHOT ?


Bien sûr, les routards des planches de l’entreprise ont pour eux l’avantage d’avoir de forts atouts : l’expérience, l’art oratoire, un discours rodé, une renommée, un charisme voire un certain ego. Tout ce qui fait une prestation de qualité. Les dirigeants ne peuvent être que satisfaits de l’intervention … notamment parce que le prix n’est pas donné. Retrouvez le dossier sur « Les sportifs … et séminaristes » de janvier 2013.

intervenant sportif

Cependant comment mesurer les bienfaits de ces interventions ? Les expériences d’un sportif à un manager sont-elles transférables aussi simplement que par l’écoute d’un discours ? Le côté « Veni Vidi Vici » (3) de certaines interventions peuvent laisser sceptique quant à l’intégration du message par les collaborateurs … même si elles marquent les esprits. Les exemples mis en avant sont-ils réellement transposables à l’entreprise ? Dans un certain sens oui. Si l’intervention est intégrée à un programme de formation plus global d’un manager ou d’une équipe de direction, elle aura d’autant plus de sens. D’ailleurs, les sportifs l’ont bien compris puisqu’ils intègrent de plus en plus ces formations spécialisées à destination des futurs leaders d’équipe.

 


C’EST EN FAISANT DU SPORT QUE L’ON DEVIENT SPORTIF


Et le collaborateur dans tout ça ? Comment pourrait-il transmettre son expérience « Sport & Entreprise » ? Nous disions plus haut qu’il pourrait participer au choix de l’intervenant. Mais ne pourrait-il pas être lui-même l’intervenant ? Ne pourrait-on pas considérer que chacun, dans l’entreprise, a une histoire, sportive ou non, digne d’être transmise. Comment remotiver une personne, si ce n’est en l’impliquant dans un projet et qu’elle puisse en faire état à ses pairs ? En considérant les collaborateurs comme des sportifs de « haut niveau », ils sont ainsi valorisés et deviennent « Collabor’Acteurs ». Ces « sportifs » qui ne s’exposent pas forcément, par pudeur, par timidité ou parce qu’ils ne sont tout simplement pas sollicités, forment la richesse même de l’entreprise. Il serait peut-être temps de capitaliser aussi sur eux, sur leur engagement, leur histoire. Cela incitera plus facilement les autres « collègues » à entrer en action. Car, au-delà des prises de paroles, si convaincantes soient-elles, n’oublions pas que l’important est la mise en mouvement. Il suffit d’un exemple pour déclencher la mécanique attendue par la direction et celui-ci est souvent beaucoup plus proche de nous qu’on ne le pense !

A vous de jouer Collabor’Acteurs …

 


REFERENCES
1. Stéphane Meunier a réalisé le documentaire Les Yeux dans les Bleus, et qui retrace le parcours des Tricolores durant la Coupe du monde de football en 1998.
2. http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/seminaires-dentreprise-le-choix-du-speaker-23006/
3. Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu : phrase prononcée par Jules César.

LIBÉRONS NOS ÉNERGIES individuelles et collectives pour faciliter la mise en Mouvement de nos organisations respectives et des Richesses Humaines qui les composent.

Ensemble nous irons plus loin ! 
Vous êtes & Nous sommes … des éléments majeurs de la Cordée.

Apprenons à se connaitre, co-construire un environnement de confiance, s’entraider, expérimenter, lâcher-prise, oser et les résultats seront forcément au rendez-vous. Tel est le parcours que nous envisageons à vos côtés au service de votre compétitivité et pérennité. Ensemble nous pourrons ainsi embarquer l’ensemble de vos parties prenantes, sportives et non sportives, grâce à des projets fédérateurs, transversaux et forts de sens autour de 3 dynamiques : bien-être, management et communication.

En 2017, libérons nos énergies

 

Les œuvres d’Art ne s’accrochent plus seulement sur les murs des musées publics ou privés. Les entreprises, de toutes tailles, acquièrent désormais des œuvres de nouveaux maîtres. De la simple exposition à la mise en place d’une résidence d’artiste, les entreprises développent leur image innovante et créative, repoussant à la fois les limites des créateurs et les regards extérieurs des personnes dubitatives sur l’association de deux mondes bien différents.

 


UNE VOLONTÉ DE L’ÉTAT


art en entreprise

Cela ne date pas d’hier ! L’entreprise a toujours flirté avec le monde artistique, surtout dans certains secteurs comme l’automobile ou le luxe. En faisant appel, par exemple, à un créateur pour dessiner une gamme ou redesigner un logo. De nombreux dirigeants d’entreprise, mécènes ou inspirés, ont acquis des œuvres pour les mettre plus ou moins à disposition de leurs collaborateurs, à l’image de la Société Générale, dont le patrimoine artistique est monumental. Exemple de la fibre culturelle de l’enseigne bancaire, la formation interne proposée à 250 choristes et instrumentistes provenant de tous niveaux hiérarchiques ; après dix mois de répétition avec l’ensemble « Les Siècles », ces derniers se sont produits dans la salle Pleyel.

L’état appuie désormais cette synergie. L’ancienne Ministre de la Culture et la Communication, Aurélie Filipetti, s’était déclarée favorable en 2014 à l’exposition d’œuvres issues des collections publiques dans les entreprises privées. Aux opposants arguant que cette initiative pouvait diminuer les recettes des musées de plus en plus désertés, répondaient alors de l’autre, les personnes favorables à l’idée de développer l’attrait pour l’art et d’indirectement faire revenir des visiteurs dans ces musées.

ERDF avait ainsi pris la balle au bond en signant une convention avec le Ministère de la Culture autour du patrimoine national il y a quelques années. En poursuivant ses engagements, ERDF a exposé quatre œuvres contemporaines dans les locaux de son Pôle de Mérignac. Ses salariés, ainsi que les personnels des Industries Électriques et Gazières (IEG) y ont eu accès lors d’un vernissage en présence d’élus locaux et de personnalités. Une réussite pour l’entreprise énergétique qui se voulait avant-gardiste dans le domaine.

Si la question de savoir si les biens privés peuvent bénéficier aux entreprises privées peut légitimement être posée, on peut se focaliser sur l’idée que l’entreprise accueille les œuvres d’artistes plus globalement. Accueillir des œuvres est une bonne idée mais permettre aux collaborateurs de l’entreprise d’échanger et de partager avec les artistes qui les ont composées semble bien plus profitable.

Yannick Revel, dirigeant de « Get Arty », propose aux particuliers et aux entreprises d’accueillir des toiles d’artistes. Sa clientèle se compose essentiellement de particuliers mais certains entrepreneurs lui ouvrent désormais leurs portes : « J’organise quelques événements dans des lieux privés, des restaurants, des boutiques mais cela reste dans des petites structures, surtout chez des libéraux qui ont envie de communiquer et dans un souci relationnel », dit-il en citant l’exemple d’un cabinet d’avocats qui souhaite faire du « business en dehors du business. Pour le moment, l’axe qui marche le mieux, c’est l’aspect relationnel. Dans ma région, les dirigeants qui veulent inviter des clients ou des collaborateurs le font encore sur des événements de rugby ou des incentives auprès du golf avec des journées de découverte. » Prochainement, Yannick Revel va développer une initiative originale avec une agence immobilière, une exposition dans des maisons en vente.

 


LES ARTISTES DANS L’ENTREPRISE


Les principaux arguments avancés par le Bayonnais pour emmener l’art dans l’entreprise, – l’aspect de l’image moderne que cela renvoie, les débats que cela peut susciter entre les salariés ou encore le bien-être amené aux employés -, ne trouvent pas encore d’écho auprès des entrepreneurs de la région. « Je n’ai pas encore trouvé l’oreille attentive qui permettrait d’entretenir la culture dans l’entreprise », regrette l’amateur d’art. Car au-delà de l’image que cela apporte à l’entreprise et l’éventuel business qui peut se créer grâce à cet attrait (soudain) pour l’art, il convient de se focaliser sur ce que peuvent en retirer les collaborateurs.

L’entreprise Giraud, basée en Charente, a ouvert récemment ses portes afin de faire découvrir son savoir-faire. A cette occasion, un artiste bordelais, Laurent Maero, est venu utiliser les chutes de métal pour réaliser des sculptures. On pourrait aussi citer l’exemple des Laboratoires Boiron, qui ont créé, il y a 20 ans, le poste de « maîtresse de maison », dont l’une des missions est de veiller au bien-être et au cadre de vie des salariés, en favorisant notamment l’art dans l’Entreprise. Les collaborateurs peuvent régulièrement rencontrer des artistes et certains ont ainsi réalisé une fresque pour habiller leur lieu de travail.

C’est également ce qu’ont réalisé les invités et les collaborateurs de l’entreprise Soplami avec un graffeur pour l’inauguration de leurs nouveaux locaux en 2011 et qui est y toujours affichée. Eric Castellano, le Président de l’entreprise, a ensuite accueilli des artistes sculpteurs dans son entreprise de termoformage, qui confectionne des présentoirs sur lieux de vente et des pièces pour l’aéronautique. La rencontre et les échanges avec ces sculpteurs      amateurs ont très vite débouché sur le projet de faire des sculptures à partir des déchets plastiques produits par Soplami. « Cette initiative avait deux objectifs : utiliser les déchets différemment en leur donnant une seconde vie et faire venir des gens dans l’entreprise avec une autre vision du monde industriel », raconte Eric Castellano. « La plupart des collaborateurs ont été associés : malheureusement pas tous », regrette le dirigeant. N’étant pas habitués à travailler cette matière, les artistes ont dû relever un défi et ont été accompagnés par les techniciens de l’entreprise qui les ont aidés à réaliser certaines œuvres.

« Même si tout le monde n’a pas participé à ce projet, il y a eu beaucoup d’implication chez nos collaborateurs et surtout une grande fierté de découvrir que le regard extérieur était totalement différent du nôtre ! Le regard des artistes sur notre métier, très valorisant pour nous, a été une réelle surprise pour moi », confie le dirigeant. Le pari de faire se rencontrer les mondes de l’industrie et de l’art était risqué pour Eric Castellano : « Le monde industriel n’est pas forcément sensible à l’art. Il y avait d’ailleurs un décalage à la base lorsque le projet a été évoqué » mais l’initiative a cependant permis d’améliorer les lieux et donner un peu plus de bien-être aux collaborateurs.

 


LAISSER UNE TRACE DANS L’ENTREPRISE


AXA France a créé une association « Talents En Mouvement » en 2009 : chacun peut y exprimer ses dons artistiques, partager ses goûts pour la peinture, le théâtre ou encore la musique. Valérie Moati, une collaboratrice sensible à l’univers artistique, préside l’association et assure le lien entre les collaborateurs artistes et la direction qui facilite leur expression à l’aide d’un budget de 25k€ par an. « Nous avons eu le soutien des dirigeants qui ont très rapidement adhéré au projet et ont été impressionnés par la qualité des différents événements organisés par TEM », se réjouit la présidente. « Notre volonté était d’aller au-delà du One-shot et d’inscrire l’association dans l’ADN d’AXA ».

Nb: L’association vient de remporter la médaille d’or dans la catégorie Bien-être au Travail lors de la 4ème Nuit de la RSE, le lundi 27 novembre 2016.

 

« Le plus dur au départ a été de convaincre les collaborateurs de participer, en exposant ou en jouant, car beaucoup ne souhaitaient pas ou n’osaient pas mélanger vie privée et vie professionnelle. Mais depuis que cette aventure humaine a commencé, plusieurs événements artistiques ont transformé notre entreprise et enclenché une dynamique créative permettant de nombreux échanges et de belles rencontres », explique Valérie Moati.
 

Les collaborateurs qui osent se mettre en scène ont un engagement plus fort : leur travail est ainsi récompensé « puisqu’une ou deux œuvres de l’artiste sont gardées et exposées dans des endroits stratégiques de l’entreprise », confie la présidente de l’association. Une façon pour chaque exposant de laisser une trace indélébile et de faire partie du patrimoine dans l’entreprise. Expositions, concerts, défilés de mode, exposition itinérante sont organisés une fois par mois, sous l’égide de l’association. Un concours est organisé (« les To’TEM de la création ») qui permet aux collaborateurs artistes de vivre encore plus leur passion. Ainsi, un lauréat est allé jouer sa pièce de théâtre dans une université américaine. Une collaboratrice passionnée de couture a pu de son côté prendre des cours de stylisme et réaliser un défilé de ses créations, avec comme mannequins des salariées volontaires de l’entreprise. « Même s’il est difficile de mesurer les retours des collaborateurs, ces initiatives sont très appréciées et contribuent directement au bien-être au travail et également au sentiment d’appartenance. Nous avons vécu beaucoup de concerts où les gens étaient émus. Certains collaborateurs achètent les œuvres des expositions. Le planning des prochaines expositions est bien rempli et la régularité des événements incite de plus en plus de collaborateurs à faire appel à l’association pour les aider dans le développement de leur projet », reconnaît Valérie Moati.

D’autres projets artistiques sont à l’étude du côté d’AXA avec comme objectifs d’apporter une bouffée d’oxygène dans le quotidien des collaborateurs, de remettre l’humain au cœur de l’entreprise et de favoriser l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle. Un portail collaboratif, qui sert de mémoire également, permet à chaque entité du groupe de communiquer et de vivre les différents événements. AXA souhaite dans un futur proche développer ces initiatives dans ses filiales à l’étranger. « Notre vivier est immense car tous les talents artistiques peuvent être exprimés », admet la « chef d’orchestre ».

Une vision de la vie en entreprise partagée chez PepsiCo France. Outre le développement du sport dans l’entreprise, le groupe alimentaire a mis en place l’opération « One simple thing » au cours de laquelle chaque collaborateur peut choisir un objet de développement personnel. Dans cette optique, l’entreprise organise des conférences artistiques et permet à ses collaborateurs de développer un loisir artistique. Vincent Prolongeau, ancien DG de PepsiCo France, soulignait en juin 2015 (1) : « Le sport est un moyen d’équilibrer les personnes, que les gens se connaissent plus et se respectent plus et la dimension artistique a autant de place que la dimension sportive. D’autant que pour le premier, le risque de dérive vers la performance existe alors que l’art permet de relativiser. » Le sport remplaçant, l’art titulaire, peu importe la composition, du moment que les collaborateurs aient la possibilité d’exprimer leur(s) talent(s) !

 


REFERENCES
1. Rencontre Sport & Entreprises du 22/06/2015